Mario Lemieux est un ancien joueur canadien de hockey sur glace. Surnommé « Le Magnifique » du fait de son talent, récompensé par de nombreux titres, il est considéré comme lun des plus grands joueurs de lhistoire du hockey avec Wayne Gretzky. Ses statistiques parlent d'elles-mêmes : il fait partie du petit cercle des joueurs avec plus de 500 buts, ainsi que de celui de ceux avec plus de 1 000 points et il figure tout en haut des classements des meneurs de la Ligue nationale de hockey.
Mario Lemieux est né le 5 octobre 1965 à Ville-Émard, un quartier de Montréal dans la province de Québec. Il a joué toute sa carrière professionnelle dans la Ligue nationale de hockey (LNH) avec les Penguins de Pittsburgh entre 1984 et 2006. Parmi de nombreux trophées, il remporte deux Coupes Stanley en 1991 et 1992. Sa carrière a été parsemée de nombreuses difficultés de santé le poussant à arrêter puis à reprendre mais toujours en étant fidèle à Pittsburgh. En 1999, il sauve l'équipe de la faillite et devient propriétaire majoritaire de celle-ci.
Au cours de sa carrière, il participe à cinq compétitions internationales avec le Canada. Il est monté à chaque fois sur le podium, remportant une médaille de bronze au championnat du monde junior de 1983, une d'argent au championnat du monde de 1985 et enfin la médaille d'or lors de la Coupe Canada 1987, des jeux Olympiques d'hiver 2002 et de la coupe du monde de hockey 2004. Lors de ses deux derniers tournois internationaux, il est capitaine de l'équipe. En 2004, il devient membre de l'Allée des célébrités canadiennes.
Il commence à jouer au hockey très tôt et rejoint les Hurricanes de Montréal en ligue junior. Âgé de 15 ans, il est le premier joueur choisi au repêchage de la ligue midget pour jouer avec les Voisins de Laval de la Ligue de hockey junior majeur du Québec[3] (LHJMQ). Sûr de son talent, il annonce alors qu'il compte briser le record du plus grand nombre de points de la saison, record de 251 points détenu par Pierre Larouche depuis 1974[4].
Pour sa première saison sous les couleurs des Voisins de Laval, il atteint 96 points et continue sa montée en puissance la saison suivante en passant à 184 points. C'est au cours de sa dernière saison avec les Voisins qu'il va réussir à atteindre son objectif. Il a déjà dépassé le record des 251 points de Larouche et il ne lui faut que 3 buts de plus pour atteindre le record de 130 buts de de Guy Lafleur. Finalement, au cours de ce dernier match, Lemieux inscrit 6 buts pour passer son total à 133 buts[4]. Au cours de cette dernière saison, il fait également parler de lui en refusant la convocation de l'équipe du Canada pour le championnat du monde junior 1984. La raison première de son refus est le comportement de l'entraîneur Dave King mais il déclare également qu'il préfère rester concentré sur son objectif de l'année dans la LHJMQ : battre des records. La direction de la LHJMQ décide alors de punir Lemieux pour cette décision en l'interdisant de jouer pendant la période du championnat du monde junior qui se joue alors en Suède. Lemieux et son agent Gus Badali vont finalement avoir gain de cause auprès de la Cour supérieure du Québec[3].
À l'issue de cette saison agitée, Lemieux obtient tout de même les honneurs de la LHJMQ : il reçoit ainsi le trophée Michel Brière du joueur le plus utile de la saison, le trophée Jean Béliveau pour le plus grand nombre de points, le trophée Guy Lafleur du joueur le plus utile des séries ainsi que le trophée Michael Bossy du plus grand espoir de la LHJMQ[5]. Son équipe remporte la Coupe du Président de la finale des séries éliminatoires de la LHJMQ mais elle perd lors du tournoi final de la Coupe Memorial de la Ligue canadienne de hockey (LCH). Ce sont les 67 d'Ottawa de lOntario Hockey League qui remportent la Coupe. Néanmoins, Lemieux gagne également le trophée du joueur de la saison de la LCH. Avec 282 points au cours de cette dernière saison, il est le meilleur pointeur de l'histoire de la LHJMQ, record toujours en cours au début de la saison 2007-08[5].
Il est également parmi les meilleurs joueurs de l'histoire de la LCH : septième meilleur compteur de points avec 562 points, le dixième meilleur buteur avec 247 et le septième meilleur passeur avec 315 aides[6].
Au moment de débuter sa carrière professionnelle, Lemieux s'est posé la question de savoir quel numéro il allait porter. Ses agents de l'époque étaient également les agents de Wayne Gretzky, célèbre joueur au numéro 99. Ils lui ont alors suggéré d'abandonner le 27 qu'il portait, en l'honneur de son grand frère Alain[7], pour prendre le 66 à la fois semblable au 99 de Gretzky tout en étant différent[8]. Il joue sa dernière saison dans la LHJMQ avec le 66[9].
Au début des années 1980, les Penguins de Pittsburgh de la Ligue nationale de hockey connaissent des saisons faibles et, lors de la saison 1983-84, Eddie Johnston, entraîneur de lépoque, ne fait pas fait grand chose pour éviter la dernière place. En effet, Johnston avait supervisé personnellement le jeune Lemieux au cours de ses matchs avec les Voisins et il veut à tout prix avoir le premier choix du futur repêchage. Ainsi, il nhésite pas à envoyer jouer le gardien, Roberto Romano, avec léquipe mineure alors que celui-ci est en grande forme. À la place, Vincent Tremblay est titularisé et il encaisse 24 buts en quatre matchs. De même, au mois de mars, Randy Carlyle est échangé aux Whalers de Hartford contre un joueur futur, joueur qui narrivera quaprès la saison. Les joueurs passent leur temps à faire des allers-retours entre la franchise de LNH et les ligues mineures et, au final, les Penguins finissent avec 38 points et les Devils du New Jersey avec 41[10].
Malgré les efforts de certains présidents d'autres franchises pour obtenir Lemieux, il est choisi par les Penguins en tant que tout premier joueur du repêchage. Malgré tout, il fait encore une fois parler de lui en refusant de serrer la main du président des Penguins et en refusant de porter le maillot de l'équipe pour la photographie traditionnelle[11]. Ce refus est alors justifié par des problèmes de contrats[4]. Alors que le repêchage se passait à Montréal, une grande quantité de fans[12] des Penguins regardaient la retransmission en direct dans le Civic Arena. La réaction de celui qui devait être leur sauveur frappa les fans : pour espérer avoir le premier choix du repêchage, le directeur général et l'ensemble de l'encadrement de l'équipe avaient été jusqu'à saborder la saison de l'équipe et Lemieux les remerciait en refusant de les saluer et de porter le maillot de l'équipe. Très rapidement, la patinoire fut remplie de huées et, par la suite, les lignes du standard des abonnements furent prises d'assaut par les fans déclarant qu'ils ne prendraient l'abonnement que quand Lemieux aurait signé son contrat. Finalement, il signe son premier contrat pour plus de 70 000 dollars et pour une durée de deux ans[13].
Il débarque à Pittsburgh, avec son père et son agent, peu de temps après la signature du contrat mais ne parle quasiment pas un mot d'anglais[13]. Ratant le début de la préparation de la saison 1984-85 à cause d'un problème de genoux[3], il se montre immédiatement dangereux dans son premier match dans la Ligue nationale de hockey. Le 11 octobre, les Penguins jouent un match dans le Boston Garden, ancienne patinoire des Bruins et il bloque un tir de Raymond Bourque puis part en échappée et bat Pete Peeters sur son premier tir alors que c'était alors sa première présence sur la glace. Seuls ses coéquipiers et Johnston ne sont pas surpris de le voir inscrire un but sur son premier tir et son premier temps de jeu : il avait fait de même lors de son premier entraînement et du premier match amical de l'équipe[13].
Les habitués du Civic Arena doivent attendre encore six jours pour voir leur future vedette jouer un match devant eux. L'équipe est alors opposée aux Canucks de Vancouver ; au bout de 18 secondes, Lemieux inscrit son premier but devant son public, le premier but d'une victoire 4-3. Deux minutes plus tard, Gary Lupul des Canucks vient défier Lemieux et tout le monde retient son souffle dans l'assistance en guettant une réaction de Lemieux, ne sachant pas s'il allait être capable de se défendre par lui-même. Finalement, Lemieux « tombe les gants » et remporte son premier combat de sa carrière dans la LNH[13]. En février, il est sélectionné pour jouer le 37e match des Étoiles de la LNH et pour la première fois de l'histoire du match, un joueur faisant sa première année dans la LNH est élu MVP de la compétition[14]. À l'issue de cette première saison, Lemieux a inscrit 100 points, bien qu'ayant manqué 7 matchs, et remporte également le titre de recrue de l'année : le trophée Calder[15].
La saison suivante, il totalise 142 points, finit à la seconde place des pointeurs derrière Wayne Gretzky (215 points)[16] et il est désigné en tant que meilleur joueur de la saison après vote des autres joueurs. Il remporte alors son premier trophée Lester B. Pearson[17]. Lors de la saison 1986-87, il manque 17 matchs de son équipe, faisant ainsi chuter sa moyenne de points ; les Penguins ratent une nouvelle fois les séries.
En 1987-88, Lemieux profite de l'expérience d'avoir joué et remporté la Coupe Canada 1987 aux côtés de Gretzky, Mark Messier et Paul Coffey pour tirer son épingle du jeu[18]. Ainsi, il inscrit 168 points et termine 19 points devant Gretzky pour le titre de meilleur pointeur de la saison[19]. Les Penguins, entraînés par Pierre Creamer, sont tous proches de la qualification avec leur meilleure moyenne de victoires en neuf saisons. Cependant, Creamer fait peur à plusieurs reprises à ses joueurs : préférant parler en français qu'en anglais, il lui arrive de ne pas bien suivre l'évolution des points de son équipe au classement général. Ainsi, deux matchs avant la fin de la saison, les Penguins doivent absolument remporter le match pour continuer à croire à une qualification pour les séries mais il est alors persuadé qu'un match nul suffit. Il met alors un certain temps à se rendre compte de son erreur à quelques secondes de la fin du match contre les Capitals de Washington alors que le score est de 6 partout. Il décide alors de demander un temps mort et parle directement à Mario Lemieux en français, laissant involontairement les autres joueurs de côté. Finalement, Lemieux va inscrire le but de la victoire mais cela ne sera pas suffisant pour obtenir la précieuse qualification[13]. Lemieux est également capitaine de l'équipe cette saison avec Dan Frawley, rôle qu'il aura souvent au long de sa carrière[20].
Il remporte tout de même le trophée Art Ross du meilleur pointeur[21], le trophée Hart du meilleur joueur selon la presse[22] ainsi que le trophée Pearson[17]. Il participe également au 39e match des Étoiles de la LNH et remporte encore une fois le titre de MVP[14]. En effet, au cours du match remporté par sa conférence, il inscrit trois des six buts de l'équipe et réalise trois passes sur les trois autres buts[23]. Il remporte également au cours de cette saison le trophée Lionel Conacher en tant qu'athlète canadien de l'année.
En 1988-89, Lemieux connaît ce qui va devenir sa plus belle saison personnelle : il devient le quatrième joueur de l'histoire, après Maurice Richard, Mike Bossy et l'inévitable Gretzky, à inscrire 50 buts en 50 matchs. Il réalise cet exploit au cours du 46e match de son équipe, son 44e de la saison, exploit qu'il avait manqué de peu d'accomplir la saison précédente avec son 50e but pour son 51e match[24]. Le 31 décembre, il réalise un exploit unique dans le monde de la LNH : il inscrit huit points au total mais surtout devient le premier joueur à inscrire un but dans les cinq configurations possibles au cours du même match à égalité de force, en supériorité numérique, en infériorité numérique, sur un tir de fusillade et enfin dans le but vide des Devils du New Jersey[13]. Cet exploit est depuis appelé quinella et est souvent référencé comme « 5 buts, 5 différentes façons de marquer». Il finit la saison avec 85 buts et 114 aides (à égalité avec Gretzky) ce qui donne un total de 199 points, le plus haut total atteint par un joueur depuis le début de la LNH, mis à part Gretzky qui a dépassé la marque des 200 points à quatre reprises[25].
À la fin de la saison régulière, les Penguins sont à la seconde place du classement de leur division (derrière les Capitals de Washington) et à la quatrième de leur conférence. Ils se qualifient pour la première fois pour les séries depuis 1982. Après avoir passé au premier tour les Rangers de New York en quatre matchs nets, les Penguins vont affronter les Flyers de Philadelphie. Alors qu'il n'aurait pas dû jouer le cinquième match de la série, ayant subi une blessure au cou lors d'une collision avec son coéquipier Randy Cunneyworth au cours du match précédent, Lemieux va encore une fois marquer l'histoire de la LNH. En ce soir du 25 avril, il inscrit quatre buts lors de la première période, trois aides dans la seconde pour un total de huit poins pour une victoire 10 à 7. Il décroche ainsi le record pour le nombre de buts en une période durant un match des séries, vient égaler celui du nombre de passes au cours d'une période, toujours pour un match des séries, ainsi que ceux du plus grand nombre de buts et de points sur un match[26]. Malgré tout, les Penguins vont perdre la série en sept matchs. À l'issue de la saison, Lemieux remporte une nouvelle fois le trophée Art Ross mais le trophée Hart revient à Gretzky[21].
Au cours de la saison 1989-90, les Penguins ne vont pas réussir à se qualifier pour les séries mais Lemieux va faire parler de lui d'abord le soir du 21 janvier en inscrivant quatre buts - dont trois sur ses trois premiers tirs - lors du 41e match des Étoiles de la LNH qui se tient dans « sa » patinoire du Civic Arena et il est élu pour la troisième fois MVP du match[23]. Seul Wayne Gretzky avait réussi à marquer 4 buts au cours d'un match des Étoiles.
Le soir du 14 février, il est obligé de sortir au cours de la seconde période d'un match contre les Rangers. Il met ainsi fin à la seconde plus longue série de matchs avec points de l'histoire de la LNH avec 46 matchs, la plus longue série étant de 51 matchs pour Gretzky. Lemieux souffre alors de plus en plus de son dos, à tel point qu'il a parfois du mal à lacer tout seul ses patins[13]. Il finit sa saison avec 21 matchs ratés au total et un total de 123 points pour la quatrième place du classement des pointeurs.
Finalement son mal de dos se transforme en hernie discale. Le 11 juin 1990, les chirurgiens procèdent alors à l'ablation d'un disque vertébral, mais survient une infection postopératoire et quatre semaines d'alitement pour le joueur. Il se remet, mais la douleur ne disparaîtra jamais complètement. Il manque tout de même les 50 premiers matchs de la saison 1990-91[25].
À l'occasion du repêchage de 1990, les Penguins sont la cinquième équipe invitée à choisir et leur choix se porte sur un jeune tchèque, Jaromír Jágr, supervisé par Craig Patrick, directeur général de l'équipe depuis novembre 1989. À son arrivée dans la ville de Pittsburgh, Patrick monte une fête de bienvenue et invite plusieurs Tchèques locaux afin de lui proposer des solutions simples et temporaires d'hébergement. Au cours de la soirée, Lemieux, se souvenant de son arrivée à Pittsburgh six ans plus tôt, vient discuter avec Jágr et lui offre son aide pour toute question ou tout problème. C'est alors le début d'une complicité entre les deux joueurs[27].
La saison des Penguins commence quand même de la pire manière qu'il soit car ils sont privés de leur capitaine. L'équipe doit alors s'appuyer sur Jágr, Tom Barrasso, Paul Coffey, John Cullen et Randy Hillier mais également sur les nouveaux joueurs Larry Murphy, Ron Francis et Ulf Samuelsson. Patrick fait également signer « Badger Bob » Johnson pour diriger l'équipe et Scotty Bowman en tant qu'assistant[28].
Finalement, Lemieux remonte sur la glace pour la première fois en janvier 1991 et fin mars 1991, à l'issue du dernier match de la saison, l'équipe pointe à la première place de sa division, la première fois au cours de son histoire, et Lemieux compte tout de même 45 points en 26 matchs. Les Penguins vont parvenir à se hisser à la finale de la Coupe Stanley en perdant à chaque fois le premier match des séries disputées contre les Devils du New Jersey, les Capitals de Washington et enfin les Bruins de Boston. Ils retrouvent en finale les North Stars du Minnesota, perdent le premier match mais finalement remportent leur première Coupe sur le score de 4 matchs à 2. Lemieux finit meilleur passeur de l'équipe avec 28 aides, second meilleur buteur avec 16 buts - un de moins que Kevin Stevens et donc le meilleur pointeur de l'équipe avec 44 points en 23 matchs sur 24 disputés[28]. Lemieux est également récompensé par la LNH et se voit remettre le trophée Conn Smythe du meilleur joueur des séries[29]. Malgré tout, son dos lui fait encore mal et il manque le troisième match de la série finale contre Minnesota, incapable de se pencher pour faire lui-même les lacets de ses patins. Tracy Luppe, responsable de l'intendance des Penguins, est alors obligé de lui lacer et délacer les patins entre les périodes puis au début de chacun des matchs suivants[27].
La saison 1991-92 commence mal pour les Penguins : l'équipe est privée de Johnson atteint d'une tumeur du cerveau et hospitalisé. Bowman prend sa place derrière le banc et le 26 novembre 1991, Johnson décède. Sur 80 matchs de saison régulière, Lemieux va en jouer 64 pour 131 points. Il finit avec le plus haut total de la LNH cette année là, suivi par Stevens avec 123 points et Gretkzy 121. Les Penguins sont classés troisièmes de leur division, Lemieux remporte son troisième trophée Art Ross[21] et les Penguins écartent au premier tour les Capitals puis sont opposés aux Rangers.
Au cours du second match contre les Rangers, Lemieux sort sur blessure suite à un coup de crosse d'Adam Graves qui vient lui briser le poignet et lui fait manquer 5 matchs des séries[25]. Il revient finalement au jeu pour participer à la série contre les Bruins et lors du quatrième match, Lemieux inscrit ce qui est souvent considéré comme un de ses dix plus beaux buts : sur une échappée, seul Raymond Bourque est là pour défendre et les deux joueurs patinent vers le but des Bruins. Lemieux passe alors le palet au milieu des patins de Bourque qui ne sait plus trop où celui-ci se trouve et, finalement, Lemieux inscrit le but à Andy Moog[30]. Les Penguins vont remporter leur seconde Coupe Stanley en écartant les Blackhawks de Chicago en quatre matchs nets et Lemieux finit meilleur buteur de l'équipe (16 buts) et meilleur pointeur (34 points). Il reçoit pour la seconde année consécutive le titre de meilleur joueur des séries.
Lemieux a été sélectionné à de nombreuses reprises pour représenter l'équipe du Canada. Il est ainsi appelé pour la première fois lors du championnat du monde junior de 1983. Il remporte alors sa première médaille internationale, la médaille de bronze[48]. Lors de l'édition suivante, il décide de refuser la convocation de l'entraîneur Dave King en raison d'une incompatibilité d'humeur et parce qu'il préfère se concentrer sur les matchs de la LHJMQ et sur son objectif, battre le record de points de la ligue[3].
Deux ans plus tard, il fait ses débuts dans le championnat du monde senior. Troisièmes à l'issue du premier tour, les Canadiens et Lemieux finissent à la seconde place du tournoi. Lemieux est alors sélectionné dans la seconde équipe type du tournoi[49].
En 1987, il joue la Coupe Canada et il affronte aux côtés de Wayne Gretzky les Soviétiques lors de la finale. Les Canadiens perdent 6 à 5 lors de la prolongation après avoir remonté un déficit de 4 buts à 1. Pour le second match, les Canadiens prennent le large avec une avance 3 à 1 mais, avant la fin du second tiers, le score est de 3 partout. Au cours du troisième tiers-temps, Lemieux inscrit deux buts, assisté les deux fois par Gretzky, mais les Soviétiques reviennent au score à chaque fois. Après une première période de prolongation sans évolution du score Gretkzy réalise sa cinquième passe décisive du match pour le troisième but victorieux de Lemieux. Pour le troisième match de la série, les Soviétiques assomment les Canadiens en inscrivant trois buts en huit minutes mais l'équipe canadienne revient au score pour finalement mener 5-4 à l'issue du second tiers. Au cours du troisième tiers, les Soviétiques égalisent et tout semble faire croire que le match va aller une nouvelle fois vers les prolongations quand, à une minute trente de la fin, Gretzky réalise une nouvelle passe pour Lemieux qui inscrit le but de la victoire et de la médaille d'or[50].
En 1988, les jeux Olympiques d'hiver ont lieu durant la saison et les joueurs de la LNH n'y participent pas (cela sera également le cas en 1992 et 1994) puis en 1989 pour le championnat du monde il est blessé. Par la suite, les épreuves du championnat du monde ayant lieu pendant les séries de la LNH et les Penguins se qualifiant chaque année pour celles-ci, il ne sera plus sélectionné au sein de l'équipe nationale avant les Jeux Olympiques d'hiver de 2002 de Salt Lake City aux États-Unis.
Pour cette édition, Gretzky n'est plus sur la glace mais, en tant que directeur général de l'équipe, il décide de confier le rôle de capitaine à Lemieux[51]. Vexés d'avoir fini quatrièmes quatre ans plus tôt, les Canadiens abordent le tournoi en tant que favoris de la compétition[52]. Associé à Paul Kariya, Lemieux et son équipe vont bel et bien remporter la médaille d'or en battant les États-Unis en finale sur le score de 5 à 2.
Le 20 août 2004, Hockey Canada annonce la liste du capitaine et de ses assistants pour la coupe du monde qui aura lieu début septembre. Encore une fois, Lemieux est désigné capitaine de l'équipe et il est assisté d'Adam Foote, Jarome Iginla, Scott Niedermayer et Joe Sakic[53]. À l'issue de la première phase, le Canada est en tête de la compétition et l'équipe de Lemieux va jusqu'à la finale pour y remporter la médaille d'or en battant la Finlande[54]. Il gagne une nouvelle médaille mais suite au tournoi, il semble inquiet sur son avenir dans le monde du hockey : la coupe du monde 2004 a lieu en début de saison et des signes laissent déjà penser que la saison de la LNH sera annulée par la grève des proprétaires[55].
| Saison | Équipe | Ligue | Saison régulière | Séries éliminatoires[66],[67],[68] | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| PJ | B | A | Pts | PUN | PJ | B | A | Pts | PUN | |||
| 1979-80 | Hurricanes de Montréal | QAHA | ||||||||||
| 1980-81 | Concordia de Montréal | QAAA | 47 | 62 | 62 | 124 | 127 | 3 | 2 | 5 | 7 | 8 |
| 1981-82 | Voisins de Laval | LHJMQ | 64 | 30 | 66 | 96 | 22 | 18 | 5 | 9 | 14 | 31 |
| 1982-83 | Voisins de Laval | LHJMQ | 66 | 84 | 100 | 184 | 76 | 12 | 14 | 18 | 32 | 18 |
| 1983-84 | Voisins de Laval | LHJMQ | 70 | 133 | 149 | 282 | 92 | 14 | 29 | 23 | 52 | 29 |
| 1984-85 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 73 | 43 | 57 | 100 | 54 | |||||
| 1985-86 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 79 | 48 | 93 | 141 | 43 | |||||
| 1986-87 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 63 | 54 | 53 | 107 | 57 | |||||
| 1987-88 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 77 | 70 | 98 | 168 | 92 | |||||
| 1988-89 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 76 | 85 | 114 | 199 | 100 | 11 | 12 | 7 | 19 | 16 |
| 1989-90 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 59 | 45 | 78 | 123 | 78 | |||||
| 1990-91 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 26 | 19 | 26 | 45 | 30 | 23 | 16 | 28 | 44 | 16 |
| 1991-92 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 64 | 44 | 87 | 131 | 94 | 15 | 16 | 18 | 34 | 2 |
| 1992-93 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 60 | 69 | 91 | 160 | 38 | 11 | 8 | 10 | 18 | 10 |
| 1993-94 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 22 | 17 | 20 | 37 | 32 | 6 | 4 | 3 | 7 | 2 |
| 1995-96 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 70 | 69 | 92 | 161 | 54 | 18 | 11 | 16 | 27 | 33 |
| 1996-97 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 76 | 50 | 72 | 122 | 65 | 5 | 3 | 3 | 6 | 4 |
| 2000-01 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 43 | 35 | 41 | 76 | 18 | 18 | 6 | 11 | 17 | 4 |
| 2001-02 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 24 | 6 | 25 | 31 | 14 | |||||
| 2002-03 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 67 | 28 | 63 | 91 | 43 | |||||
| 2003-04 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 10 | 1 | 8 | 9 | 6 | |||||
| 2005-06 | Penguins de Pittsburgh | LNH | 26 | 7 | 15 | 22 | 16 | |||||
| Totaux LNH | 915 | 690 | 1 033 | 1 723 | 834 | 107 | 76 | 96 | 172 | 87 |